RECONSTITUTION GUERRE D'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE À AIGRE
Il est des instants où le temps semble suspendre son vol. Ce week-end, lors d'une promenade aux confins de la Charente, j'ai poussé les portes d'un campement de 1780. En simple visiteur, j'ai laissé mon regard dériver sur les textures et les âmes qui font revivre l'histoire de la Guerre d’Indépendance Américaine.
Une esthétique organique
Loin du tumulte moderne, j'ai été séduit par la noblesse des matières brutes. Le lin froissé des tentes, le grain du bois patiné, l'éclat sourd de l'étain et la douceur des céramiques artisanales. Dans cette lumière d'octobre, chaque détail devient une nature morte, chaque objet raconte une domesticité oubliée avec une grâce infinie.
La poésie du geste
Dans mon approche de photographe, je cherche toujours la vérité d'un instant. Ici, elle se nichait dans la courbe d'une coiffe de dentelle, dans la fumée légère d'un foyer ou dans la transmission d'un savoir-faire séculaire. Ces portraits improvisés, capturés au gré de ma déambulation, célèbrent une élégance intemporelle, presque picturale.
Ce reportage est une invitation à ralentir, à observer la beauté là où elle se cache, dans la simplicité d'un quotidien d'un autre siècle.










