Visite du château
de la Mercerie
Une journée du patrimoine dans un château charentais dont la façade s'étire sur plus de 200 mètres, entre azulejos, boiseries et salons baignés de lumière.
À l'occasion des Journées européennes du patrimoine, le 20 septembre 2025, j'ai poussé les portes du château de la Mercerie, à Magnac-Lavalette-Villars, à une vingtaine de kilomètres au sud d'Angoulême. Je l'ai parcouru sans mission ni programme, l'appareil à la main, simplement pour regarder et pour photographier ce que la lumière de cette fin d'été faisait aux pierres, aux bois et aux tissus.
On y entre par un vieux manoir du XIXe siècle, mais c'est la suite qui surprend : une façade monumentale de plus de deux cents mètres, des galeries, des salons qui s'enchaînent et un décor rassemblé avec une ambition presque démesurée.
Une demeure bâtie par deux frères
L'histoire commence en 1924, quand Alphonse et Raymond Réthoré achètent le petit manoir. Au fil des années, Raymond rapporte des meubles, des tableaux, des lustres, des bois précieux, du marbre d'Italie et ces grandes fresques d'azulejos venues du Portugal, qui habillent aujourd'hui les murs de la galerie.
Après leur disparition, le château est tombé dans l'oubli, avant que les habitants de la commune ne se rassemblent en association pour le sauver. Il est aujourd'hui inscrit au titre des monuments historiques, et se visite pièce après pièce.
Des pièces qui racontent une époque
Ce qui m'a le plus touché, c'est la façon dont chaque pièce semble attendre quelqu'un. Un bureau face à une haute fenêtre, une plume posée sur le sous-main, une desserte chargée de porcelaine, un téléphone ancien sur une petite table : les objets sont restés à leur place, comme si les propriétaires venaient de quitter la pièce.
Un lieu de réception pour les mariages
Le château de la Mercerie n'est pas seulement un monument que l'on visite : c'est aussi un lieu de réception pour les mariages. Le parcours de la journée m'a permis de repérer, avec un œil de photographe de mariage, tout ce que ces espaces offrent : des galeries où la lumière se glisse par les hautes fenêtres, des salons aux boiseries chaudes, des sols de marbre et de parquet, des coins de lecture, des alcôves.
Chaque pièce a son atmosphère, du blanc lumineux de la salle à manger à la pénombre dorée des salons de bois. De quoi composer des images de couple, de famille ou d'invités, intimes ou plus solennelles, sans jamais retomber dans le même décor.
La visite des salons se termine devant l'une des pièces les plus étonnantes du château : une chambre entièrement habillée de bois sculpté, de peintures et d'un baldaquin taillé dans la masse, qui ressemble à un décor de théâtre. Ailleurs, la pierre apparente et une haute fenêtre cintrée s'ouvrent sur la campagne, où deux plantes en pot attendent la lumière.
Un tour dans le parc
Une fois dehors, on mesure vraiment l'ampleur des lieux. La façade s'étire sur plus de deux cents mètres, rythmée par les grandes fenêtres cintrées, les galeries à arcades et les pavillons, avec le parc, les haies taillées et le grand cèdre en arrière-plan.
Dans une dépendance, une brocante du château avait installé ses tables sur l'herbe : vaisselle, livres, lampes, meubles et dentelles, un dernier détour avant de repartir.
Je suis reparti avec l'envie d'y revenir, et avec la certitude que ce château a de quoi marquer un mariage. Si vous envisagez de vous marier ici, ou ailleurs en Charente, en Gironde ou en Dordogne, je serai ravi d'en parler avec vous.